L'Association des Riverains et Résidents de Bordeaux qui oeuvre depuis de dix ans sur les questions d'environnement, de proximité, de politique de stationnement, de secteur sauvegardé, de nuisances sonores... a décidé d'ouvrir son blog sur le site de Sud Ouest que nous remercions pour son accueil.
Ce blog sera alimenté par des habitants de la CUB qui souhaitent évoquer la vie de leur rue, de leur quartier, de leur ville : l'arrivée d'un nouveau boulanger, d'un fleuriste, la création d'un square, d'une crèche, les dangers de l'aménagement de certains projets de voirie, la destruction d'un immeuble ou d'un édifice présentant un caractère indéniable pour le patrimoine bordelais...
Ce blog, nous vous permettons de le faire vivre, en l'alimentant par des textes, des nouvelles, des dossiers, bien évidemment, dans les règles qui régissent les publications, c'est à dire notamment que l'on ne peut diffamer qui que ce soit.
Dans l’émission de 27 minutes “Point de vue” de TV7, Thierry Guillemot et Bruno BEZIAT recoivent Stéphane PUSATERI. Au programme : Evento, la politique culturelle, la politique touristique, l’Unesco, le Pont levant, le tri sélectif, la politique de stationnement, les droits du piéton, l’urbanisme…
De l’humour, de l’ironie, des propositions, de l’analyse…,
Ainsi nous ferions de la “désinformation” et du “maximalisme” selon Jean-Louis DAVID à propos de l’incendie d’hier Place du Parlement. Or qu’écrivions-nous hier :
“La mise en oeuvre de l’accès réglementé -que nous avons obtenue a
permis de diminuer de manière conséquente le nombre de véhicules en
stationnement illicite-, un dimanche très chaud qui a conduit les
Bordelais à déserter la ville, ont permis une arrivée rapide des
secours, bien que des terrasses occupaient une place supérieure à celle
autorisée. Comme on peut le voir sur les photos les pompiers ont du
travailler rue du Parlement St Pierre avec une importante terrasse…”
Nous n’avons jamais dit que les pompiers n’ont pu arriver à temps Place du Parlement. Nous avons dit heureusement d’une part que nous avons obtenu au bout de trois années de combat l’accès réglementé qui a permis de réduire de manière importante les problèmes d’accès des pompiers et des bennes à ordures au quartier St Pierre, et que d’autre part l’incendie a eu lieu un dimanche midi, par temps très chaud, ce qui fait que les terrasses de la rue du Parlement Ste Catherine n’étaient pas développées contrairement à un jeudi, vendredi ou samedi soir.
St Pierre a donc veillé sur St Pierre. L’incendie n’a pas eu lieu un jeudi soir, vendredi soir ou samedi soir.
Mais à voir les flammes, l’importance de l’incendie, les 35 camions de pompiers selon les médias, on pouvait craindre le pire car le pâté de maisons concerné englobe la place du parlement, la rue du Parlement St Catherine, la rue Métivier, la rue St Rémi. Dans la rue Métivier il y avait deux véhicules en stationnement irrégulier qui empêchaient, des camions de pompiers de passer. Heureusement que le feu n’a pas atteint les bâtiments de la rue Métivier dans lequel un incendie a détruit il y a quelques années deux logements…
Nous demandons depuis de nombreuses années que cette rue soit bornée où que la fourrière passe en permanence… Mais à la mairie de Bordeaux c’est l’autisme le plus total.
Quant à la rue de l’Onyx, une estafette, était bien là, occupant toute la largeur de la rue… Il a fallu notre intervention pour que Pierre Lothaire, adjoint de permance, demande son enlèvement.
Lorsque l’on voit la largeur d’un camion des pompiers, la largeur de la rue du Parlement St Pierre, du Parlement St Catherine, des Faussets, des Lauriers on peut se poser la question de savoir, comment la mairie de Bordeaux peut-elle laisser s’installer des terrasses dans ces rues au mépris des règles élémentaires de sécurité, mais c’est paraît-il le prix à payer pour que Bordeaux ne soit pas un musée.
Tout cela est-il de la désinformation ? Les preuves photographiques sont là. La terrasse du Moralès a une surface bien supérieure à celle permise par l’arrêté municipal. On voit sur les photos que son mobilier entourait les véhicules de secours.
Serions-nous maximalistes… ? Si le maximalisme c’est demander le respect des règles, alors nous sommes maximalistes. Mais nous venons d’une région qui a connu un drâme terrible. J’avais 15 ans en 1970 quand 146 jeunes sont morts par l’imbécilité de propriétaires d’une discothèque qui avaient condamné les issues de secours. 146 jeunes, une paille, ce n’est pas très important par rapport au tiroir caisse.
Et l’on nous parle aujourd’hui à la mairie de Bordeaux de désinformation, de maximalisme. Messieurs un peu d’honnêteté. Vous êtes de ceux qui disent “responsables, oui, mais pas coupables”. Cela est trop facile.
Le 1er juillet 2005 nous avons fait constater par huissier, devant les caméras de TV7, de France 3 Bordeaux Métropole, devant S.O., qu’il restait à peine 60 cm pour que les véhicules de pompiers puissent passer dans certaines rues de St Pierre. L’huissier a-t-il fait de la désinformation ? Qu’a fait depuis 2005 la mairie de Bordeaux ? Rien ? Est-il normal que ce soient des associations de riverains qui pointent le doigt sur des dysfonctionnements, sur le non respect des règles. N’avons-nous pas des gens élus en charge de toutes ces questions. S’ils n’assument pas leurs responsabilités, alors qu’ils démissionnent.
A l’issue de l’opération de vendredi sur le respect des trottoirs, des droits du piéton, la mairie a répondu à “20 minutes” “que la répression était suffisante”. Elle est inexistante lorsque l’on constate que les recettes de stationnement atteint à peine 10 % des recettes potentielles, que le nombre de PV et de fourrières diminue, que les terrasses illégales se développent au mépris également es commerçants qui n’ont pas de terrasses.
Monsieur le Maire de Bordeaux, M. l’adjoint en charge de la sécurité, M. l’adjoint aux terrasses, votre réponse, est courte, très courte.
Nous ne vous souhaitons pas d’avoir un jour à répondre de la vie d’hommes, de femmes et d’enfants, ou de la disparition de monuments emblématiques de Bordeaux, alors que nous vous avons averti à de nombreuses reprises de l’insécurité qui les concernent (nous tenons si nécessaire la disposition du Préfet ou du Procureur de la république, la preuve de nos avertissements).
Vous ne pourrez pas dire demain si le pire devait arriver “nous ne savions pas”.
Il y a 30 ans, 146 jeunes
périssaient dans l’incendie du dancing de Saint-Laurent-du-Pont
Ce terrible 1er novembre-làLes victimes étaient pour la plupart de Chambéry, de Voiron,
de Grenoble… Mais c’est tout un pays qui était alors sous le choc.Article Le Dauphiné Libéré, mercredi 1er novembre 2000
Les propriétaires du 5-7
avaient aménagé un bar-restaurant-dancing dans un vaste hangar qu’ils
avaient, en grande partie, construit eux-mêmes.
En 1970, la veille de Toussaint, il avait fait très
beau sur le Dauphiné et la Savoie. La nuit qui tombait allait pourtant
être la plus terrible que la France ait connue depuis la Seconde Guerre
mondiale. Cent quarante-six morts, presque tous des très jeunes gens,
venus, comme toutes les semaines depuis sept mois, de toute la région
pour faire la fête au “5-7″, un nouveau dancing, situé dans la campagne
de Saint-Laurent-du-Pont, au coeur de la Chartreuse, en bordure de la
N. 520, entre Voiron et Chambéry. Des services de ramassage étaient
organisés, en cars, depuis plusieurs villes de l’Isère et de la Savoie.
Par chance, il y avait moins de monde cette nuit-là
que les semaines précédente. Peut-être grâce à un mariage qui avait
entraîné à Saint-Christophe-sur-Guiers puis à la Placette un certain
nombre d’habitués. A cette époque aussi, on allait beaucoup plus tôt
“en boite”, si bien qu’à 1h45, lorsque l’incendie se déclara,
quelques-uns des clients étaient déjà repartis, malgré la présence de
l’excellent orchestre des “Storm”.
L’un des employés, qui parvint à s’échapper, raconta
qu’il avait soudain vu “une grande lueur bleuâtre parallèle à la
route”. Puis tout s’est embrasé.
A cause des resquilleurs, les gérants avaient
verrouillé des portes en fer, censées être des issues de secours. Les
danseurs et consommateurs, en une réaction naturelle qui consiste à
vouloir s’échapper par où on est arrivé, se ruèrent vers l’entrée.
Malheureusement, cet accès était hérissé de tourniquets en ferraille.
Dans la panique, le flot humain se brisa contre l’acier, les uns
tirant, les autres poussant, le dispositif se bloqua et devint un piège
mortel.
Un garçon qui avait pu s’enfuir retourna chercher sa
soeur, mais buta contre la masse humaine. On les retrouva morts, main
dans la main.
D’autres jeunes gens parvinrent à enfoncer une
porte. Mais un appel d’air se créa, embrasant d’un seul coup le vaste
hangar aménagé en dancing, bar et restaurant.
L’important incendie d’un immeuble Place du Parlement ce dimanche 28 juin confirme nos analyses depuis 15 ans sur le nécessaire respect des règles de stationnement, de terrasses, dans le quartier St Pierre et dans l’ensemble de la ville.
La mise en oeuvre de l’accès réglementé -que nous avons obtenue a permis de diminuer de manière conséquente le nombre de véhicules en stationnement illicite-, un dimanche très chaud qui a conduit les Bordelais à déserter la ville, ont permis une arrivée rapide des secours, bien que des terrasses occupaient une place supérieure à celle autorisée.Comme on peut le voir sur les photos les pompiers ont du travailler rue du Parlement St Pierre avec une importante terrasse…
Par chance le nombre de terrasses était limité cedimanche, mais rue Métivier, on comptait 2 véhicules qui empêchaient les véhicules de secours de passer, rue de l’Onyx on notait la présence d’une estafette de 3, 50 de large dans une rue de 4 mètres… inutile de prolonger la liste…
Pas un policier municipal, pas de fourrière, il a fallu que nous intervenions auprès de Pierre Lothaire, adjoint de permanence, pour qu’il appelle la police pour faire enlever ce véhicule.Les photos ci-jointes illustrent les conditions inacceptables de sécurité dans lesquelles vivent les habitants notamment de St Pierre.
Ce n’est pas la première fois que les pompiers ont du intervenir à St Pierre : incendie de la rue Métivier (2 appartements brûlés, angle Place du Parlement/rue des Lauriers (1ou 2 appartements), rue Mérignac (1 appartement) avec un véhicule qui empêchait les pompiers de mettre leur camion devant l’immeuble, Coco Brazzil, La Bodéga….
Le Maire de Bordeaux, Alain JUPPE doit appliquer impérativement ses pouvoirs de police, faire appliquer la réglementation en matière de terrasses, de stationnement. Mais il refuse de le faire, il refuse d’augmenter les moyens de la police municipale, car il ne veut pas dit-il “d’une ville policière et sécuritaire” comme à Cannes”. Il ne veut pas “d’un policier derrière chaque Bordelais”. Il préfère que l’on vive dans l’insécurité, comme si le recrutement de 150 policiers municipaux, couverts par les recettes de stationnement, allait faire de Bordeaux une ville “totalitaire”.
Combien faudra-il de morts dans un incendier pour qu’Alain JUPPE prenne enfin conscience de ses responsabilités. Monsieur JUPPE nous vous posons la question et nous attendons une réponse.
Devant les nuisances répétées liées à l’alcoolisation nocturne, la
mairie va étendre son arrêté interdisant la vente à emporter d’alcool
après 22 h, qui concerne déjà le Vieux-Lille. Les épiceries de
Wazemmes, Vauban et Solférino-Masséna sont dans le collimateur.
L’arrêté n’est pas encore pris mais la décision semble irrévocable. La
ville de Lille, ulcérée des nuisances causées par la consommation
massive d’alcool, dont se plaignent de plus en plus de riverains, va
frapper fort, en étendant aux secteurs de la gare, de
Masséna-Solférino, Wazemmes et Vauban l’arrêté déjà applicable depuis
2000 dans le Vieux-Lille, et qui interdit la vente d’alcool à emporter
après 22h.
Dans le collimateur : les épiceries de nuit, dont une partie a dépassé
les bornes, ce qui avait entraîné une multiplication des patrouilles il
y a quelques mois (NE du 06/02). « On a des problèmes dans certaines
rues qui sont explicitement liés à la présence d’épiceries , assure
Roger Vicot, adjoint à la sécurité et à la charte de la vie nocturne.
Il y a un moment où les rappels à l’ordre ne suffisent plus. »
« Plus facile de taper sur les épiciers que sur Match ! »
Au contraire, les épiciers que nous avons interrogés se défendent
d’être responsables du désordre lié à l’alcoolisation. « Il faut
arrêter de raconter n’importe quoi, s’emporte cet épicier du quartier
Masséna. Moi, je vends de l’alcool aux gens qui ont les moyens, mais
personne ne se plaint dans le voisinage. La plupart se fournissent
auprès des grandes surfaces qui existent dans le quartier, et qui
vendent moins cher que nous. Et les problèmes, c’est plutôt autour de
4h-5h, à la sortie des bars, plutôt que lorsque je ferme, à minuit !
Mais c’est plus facile de taper sur les épiciers que sur Match ou
Carrefour. » Un autre renchérit : « Pourquoi sanctionner tout le monde,
si seuls certains font l’objet de plaintes ? Il suffirait de mettre des
amendes à ceux qui sont visés, on sait tous de qui il s’agit, et M.
Vicot les connaît aussi. » Et les épiciers de souligner que « cet
arrêté, s’il est confirmé, ne va pas régler le problème de
l’alcoolisation sur la voie publique, mais seulement tous nous mettre
en chômage ». Sachant que grosso modo, l’alcool représente près de 70 %
de leurs revenus… Une pétition a d’ailleurs circulé chez les
professionnels (qui sont environ une trentaine à Lille) à l’initiative
de l’un d’entre eux, et a été adressée à la mairie.
« L’intérêt général de la ville »
Celle-ci doit recevoir un représentant des commerçants, début juillet,
pour « expliquer » cette décision et définir les contours de son
application. « C’est un enjeu de santé publique, et cela s’inscrit dans
un cadre global, puisqu’on a lancé des partenariats avec les grandes
surfaces pour la braderie, par exemple, précise Roger Vicot. Les
groupes de jeunes alcoolisés qui parcourent la ville, cela doit cesser.
Soit on ne veut pas toucher à certaines activités, et on ne fait rien,
soit on considère que c’est un sujet d’intérêt général et on a le
courage de s’en préoccuper… » La perspective de cet arrêté, en tout
cas, sidère les clients rencontrés lors de notre tournée des épiceries.
Bon nombre d’entre eux, en effet, confient acheter des bouteilles pour
finir la soirée tranquillement chez eux avec des amis, et pas pour
boire dans la rue. « À part nous faire rester dans les bars pour
continuer à boire, je ne vois pas l’intérêt de cette mesure », s’étonne
un trentenaire. D’autres s’insurgent contre une décision qu’ils jugent
liberticide. « Étrange de voir que c’est la gauche qui la prend, alors
qu’elle critique elle-même les restrictions de libertés causées par
Sarkozy », conclut une jeune femme.
Éternel débat sur la confrontation de libertés apparemment
inconciliables. La légitime aspiration des riverains à dormir en paix
et à disposer d’un environnement sain est-elle incompatible avec
l’envie de faire la fête, de s’amuser ?
À Bordeaux, « c’est mieux mais ça ne suffit pas »
À Bordeaux, l’arrêté d’interdiction de la vente d’alcool à emporter
entre 22 h et 6 h a été pris en 2004 à l’initiative de la préfecture de
la Gironde. L’expérience semble montrer que la mesure est insuffisante
si elle n’est pas complétée. «Disons que si on ne l’avait pas fait, ce
serait pire, mais bien sûr que ça ne suffit pas… » Stéphane Pusateri,
président de l’association des riverains et résidents de Bordeaux,
avait fait pression en 2004 pour que soit pris un arrêté interdisant la
vente à emporter d’alcool après 22 h. Quatre ans plus tard, il estime
que la situation s’est améliorée. « Aujourd’hui, c’est plutôt les gens
qui fument en dehors des bars et font beaucoup de bruit qui nous
dérangent. » C’est qu’à Bordeaux, on a également pris d’autres mesures,
comme la fermeture des bars à 2 h, l’interdiction d’ouvrir une nouvelle
licence II, III ou IV à moins de 100 m d’un établissement existant,
afin d’éviter la concentration des problèmes, ou encore, l’interdiction
en 2006 de la consommation d’alcool sur la voie publique entre 23 h et
7 h dans les secteurs où les rassemblements avaient tendance à se
former. « C’est un ensemble de mesures qu’il faut mettre en place »,
insiste Stéphane Pusateri. Pour Jean-Louis David, adjoint au maire de
Bordeaux en charge de la propreté et de la salubrité, l’arrêté
concernant les épiciers a produit ses effets : « Certains épiciers
continuent à vendre après 22 h, mais on effectue pas mal de contrôles
et récemment, on a pris une mesure de fermeture de trois semaines pour
l’un d’eux, qui a été surpris en flagrant délit ! » Concernant les
autres mesures, Jean-Louis David rassure : il ne s’agit pas d’arrêter
tous ceux qui sont surpris avec une canette à la main, mais de
« fournir des pouvoirs aux policiers, pour les cas où il y aurait des
abus ». À Lille, Pierre Mauroy avait provoqué une levée de boucliers
lorsqu’il avait émis l’hypothèse de faire de même dans le secteur
Solférino-Masséna. Finalement, il avait dû se contenter, en 2000,
d’interdire la consommation d’alcool sur la voie publique dans les
secteurs de la gare, de la mairie, de la place Richebé et dans quelques
rues du Vieux-Lille…
CENTRE-VILLE.Les bacs individuels pour le
tri des déchets sont très critiqués. L’augmentation de la fréquence de la
collecte suffira-t-elle à éteindre la contestation ?
Allées de Tourny, Serge Michaud
compte l’alignement de poubelles dans le couloir. Il y en a jusqu’à 9. (photo
stéphane Lartigue)
Le sujet des poubelles en centre-ville, c’est comme les
travaux du tram il y a quelques années : il suffit de prononcer le mot et
chacun trouve sa petite histoire à raconter, tendance râlage. Par exemple ce
jeune homme du secteur de la Victoire. Ne sachant où les fourrer dans son petit
appartement, il avait boudé la livraison des bacs censés permettre le tri
sélectif à domicile. Pas bien. « Du coup, quand les bacs collectifs ont
disparu, il a fallu que je réclame. Sauf que, quelques heures après que mes
nouvelles poubelles ont été déposées sur le trottoir je les ai rentrées… à
moitié pleines. La faute à des passants, sans doute, aussi décontenancés que
moi. »
Et puis, il y a aussi ceux qui ne retrouvent jamais leurs
bacs, piratés par les voisins, ceux qui les ont bazardés pour cause de puanteur
excessive dans la cage d’escalier, ceux qui les laissent à longueur de journée
sur le trottoir faute de pouvoir, ou de vouloir, les hisser à domicile, ceux
qui ramènent leurs déchets sur leur lieu de travail où ils savent pouvoir
trouver un local à poubelles. Plus quelques-unes, quand même, qui trouvent ça
très bien de trier.
Bacs plus petits
La protestation s’est étendue au fur et à mesure que le tri à
domicile se rapprochait de l’hyper-centre. Et les récalcitrants acceptent mal
de passer pour des anti-écolos. Vendredi, au conseil citoyen de la propreté
convoqué par Alain Juppé, une habitante de Sainte-Croix confiait qu’elle triait
depuis vingt ans. Un exploit, à l’époque. « Je suis arrivée à des déchets
ménagers qui n’excèdent pas 50
litres par mois. Mais des poubelles chez moi, ce n’est
pas possible. Dans le hall de mon immeuble, il y en a déjà douze. Du coup, on
ne passe plus… »
« Pour que ça marche, il faut que, dans un secteur très
dense, où les commerces sont nombreux, il y ait six collectes par semaine au
lieu de trois, à des horaires adaptés pour permettre aux gens de les rentrer et
de les sortir dans des délais raisonnables », clame depuis plusieurs années
Stéphane Pusatéri, le bouillant président de l’Association des riverains et
résidants de Bordeaux. C’est la solution préférée d’Alain Juppé, qui précise
que le tri en porte à porte ne serait pas mis en place à Saint-Pierre et
Saint-Michel tant que la CUB ne passerait pas à une collecte par jour du lundi
au samedi. Les bacs pourraient ainsi être plus petits (35 litres tout de même)
et rentrés plus aisément. CQFD. Du coup, les Bordelais qui laissent traîner
leurs poubelles sur les trottoirs pourraient être verbalisés…
Et l’hygiène ?
Pas sûr qu’une fréquence accrue suffise à calmer le courroux.
Allées Tourny, un des foyers de la résistance, Serge Michaud, le patron de la
chocolaterie Cadiot-Badie, ne décolère pas « On en est déjà à plus de 1 000
signatures contre cette situation. On ne sait toujours pas où les mettre, ses
fichus bacs, même plus petits. Peut-être que d’anciens locaux à poubelles ont
été transformés en arrière-boutiques. Peut-être. Mais on ne va quand même pas
exproprier les commerçants ! » Sa voisine est pharmacienne, adepte du tri
depuis toujours mais pas davantage convaincue par le dispositif : « Beaucoup de
professions médicales ont signé la pétition. Rentrer chez soi un bac qui a
traîné dehors est contraire à toutes les règles d’hygiène. Je veux bien qu’ils
soient lavés, mais la question n’est pas « propre » ou « sale », la question,
c’est celle des germes pathogènes qu’on ne peut pas ramener du dehors au
dedans. Il faudrait des solutions plus imaginatives pour éviter la stagnation
des ordures. »
En attendant, Chantal Fontenaud a trouvé une solution
provisoire : puisque ses bacs, casés dans la cage d’escalier au mépris du
règlement de copropriété ont disparu, elle ramène ses sacs chez elle, loin de
Bordeaux.
La CUB étudie la fréquence 4 + 2
Alain Juppé et Vincent Feltesse se sont vus hier pour
discuter du contrat de codéveloppement entre la CUB et la Ville. Le sujet des
poubelles n’est pas le seul dans le dossier, mais le maire de Bordeaux a fait
de l’augmentation des tournées une condition sine qua non à la signature du
contrat. Rien n’a filtré, hier, de la réunion mais, du côté de la CUB, un
passage à six ramassages hebdomadaires est bel et bien à l’étude.
Aujourd’hui, sur toute la CUB, les bacs gris sont collectés
deux fois par semaine, les verts une fois. Pour le centre de Bordeaux, du cours
de la Martinique aux Capus en passant par les quais, ce serait un 4 + 2. La
mairie de Bordeaux a également demandé que le ramassage des déchets déposés
hors des bacs soit effectué par la CUB et que les bacs individuels soient lavés
comme l’étaient les collectifs.
Ce qui ne va pas sans poser des problèmes d’organisation.
Pour les 500 éboueurs de la CUB, le passage au tri sélectif signifie 20 000 poubelles manipulées contre un millier de bacs collectifs. Le temps que la
négociation aboutisse sur le « qui va payer », les six tournées par semaine
devraient être mises en place au mois d’octobre.
Voici environ huit siècles, lors de la mise en
construction de la cathédrale gothique de Saint André, des mains ferventes
aménagèrent, devant l’actuel « portail royal », place Pey-Berland,
une petite crypte où se trouvent préservée une part significative des quatre
beaux piliers du porche roman de l’église primitive du XIe siècle, ce seuil qu’un
matin d’été 1137 franchit la jeune Aliénor au bras de son futur époux, Louis
VII de France (ce qui constitue, depuis la destruction du Palais de
l’Ombrière, le seul et unique témoin de la présence de cette reine à demi
légendaire en notre cité). Dans cette même crypte, à la quelle permet d’accéder
un petit escalier demeuré intact, ont trouvé refuge des sarcophages en pierre
sculptée et de belles fresques murales dont la mieux conservée représente un
petit gisant voguant au creux de sa barque sur une céleste mer azurée.
Ce trésor, jusqu’alors insoupçonné, a été découvert,
voici environ trois ans, presque par hasard –ou par miracle ? – juste à
une vingtaine de centimètres de profondeur, à l’occasion de simples travaux de
voierie. Et puis mis en attente sous un recouvrement provisoire.
Or, voici qu’après un inventaire purement technique,
la décision sembleavoir été prise,
« en haut lieu », d’emmurer à nouveau ces précieuses reliques sous la
chape de ciment et dallage de granit. Et pour un ensevelissement de durée
indéterminée, laissant aux générations futures le soin éventuel de pallier nos
actuelles défaillances !
Un peu partout – à l’Académie de Bordeaux, parmi les
instances religieuses, au sein même de la Direction des Affaires Culturelles –
des protestations s’élèvent contre une aussi invraisemblable occultation. Et,
surtout, ce trésorreprésente un précieux
bien collectif pour la population bordelaise. C’est à elle – donc à vous tous –de
faire entendre sa voix.
En bien d’autres sites identiques (à Rouen, à
Grenoble, au prieuré de Salagon, en Haute Provence) la mise en valeur par
visibilité directe sous dalles de verre de semblables vestiges a été assurée
sans nul problème !
Pourquoi une telle préservation ne serait-il pas
possible en notre ville ?
Le
temps presse : dans quelques jours, peut-être, le tombeau minéral se
refermera sur cet ensemble émouvant et inespéré, qui fait partie intégrante de
notre patrimoine commun.
Le poète n’a-t-il pas dit : « les peuples
sans mémoire sont condamnés à mourir de froid » ?
Par ailleurs, comme elle l’avait
demandé à l’occasion de l’affaire des Trémies de la Place Pey Berland, et lors
de son combat pour la défense du « pavé bordelais », à l’occasion de
l’affaire de la rue de Ruat, l’Association des Riverains et Résidents de
Bordeaux, réclame que des Assises du Patrimoine à Bordeaux se tiennent en
septembre prochain, réunissant les différents acteurs : Drac, Monuments
Historiques, ABF, CUB, ville de Bordeaux, Associations de défenses du
patrimoine, Architectes.
Ces assises doivent permettre
le lancement d’une réflexion sur le patrimoine bordelais, sa sauvegarde, sa
valorisation.
Le patrimoine architectural
bordelais est une source importante de revenus pour la ville et la CUB. Le
classement UNESCO a contribué à une reconnaissance de celui-ci.
Le Pont Eiffel, le Pont du
Perthuis, les trémies de Pey Berland, les vestiges de la crypte romane de la
Cathédrale St André, la future façade de l’auditorium, la Bastide incitent à ce
que la réflexion soit vite menée,et que
des erreurs ne se renouvellent pas.
Reportages
sur France 3 Bordeaux métropole, édition du mardi 16 juin
Afin de sensibiliser nos élus aux questions environnementales, nous avions
créé il y a quelques années l’Académie Strabon qui durant trois années à
décerner les poubelles, les crottes, les nuisances d’or, de bronze et d’argent.
Ces nominations, accompagnées de propositions (bac individuel, tri
sélectif, abonnement pour les huiles, bac de dégraissage, local poubelles pour
les commerçants, PV pour les propriétaires de chiens, “1-4-6″,
“22-6″, institution de la redevance pour les déchets industriels et
commerciaux, retrait des bacs collectifs, accès réglementé,…. ont
permis de faire avancer les choses dans notre cité puisque nombre de nos
propositions ont été retenues, soit par le Maire de Bordeaux, soit par le
Préfet.
Les premières nominations de l’Académie Strabon lors d’un conseil de quartier
au Musée d’Aquitaine ont suscité l’hilarité de la salle, des applaudissements
nourris et l’intérêt des médias. Notre maire déstabilisé n’avait pu que
répondre “on ne peut pas imposer davantage les commerçants” et
“on ne va pas verbaliser les vieilles dames qui ont des chiens“.
C’était là une mauvaise analyse.
1 - La collecte des déchets doit être payée par le pollueur et non pas par la
collectivité.
2 - Il n’y a pas que les vieilles dames qui ont des chiens et quand c’est le
cas ils sont petits.
Il a fallu attendre 2001 pour que la taxe sur les déchets industriels et
commerciaux soit instituée et tout récemment un arrêté d’Hugues Martin, alors Maire
de Bordeaux, qui permet désormais de verbaliser les propriétaires indélicats de
chiens.La récente victoire des Girondins de Bordeaux dont tout le monde se félicite
a révélé que la situation bordelaise, que nous décrions depuis tant d’années,
est de plus en plus préoccupante. Le quotidien Sud Ouest récemment a consacré
une pleine page à cette “Marée de
verre brisé” sur la ville
Mais l’analyse de la mairie de Bordeaux sur ce désastre est consternante. On
nous propose ni plus, ni moins, que de réaliser un audit, d’augmenter le nombre
de corbeilles et leur volume. Et si la ville est si sale c’est que l’on interdit
au service de la propreté d’installer des poubelles !!! Avec cela nous
sommes certains que Bordeaux deviendra demain une ville exemplaire en matière
de propreté.
A Bordeaux, plutôt que de prendre le problème à sa base, et d’y apporter la
solution adéquate, on préfère le résoudre en incitant les personnes inciviques
à augmenter leurs incivilités et à augmenter la dépense publique.C’est ainsi par exemple que faute de vouloir verbaliser les commerçants qui
déversaient leurs déchets dans les conteneurs collectifs, on a préféré…
- augmenter le nombre de conteneurs collectifs afin que les commerçants
puissent mettre leurs déchets dans les conteneurs destinés aux riverains,
plutôt que de les mettre sur le sol,
- passer à une fréquence 12 (deux passages par jour) à l’occasion de la
coupe du monde de football et cela pendant deux ans, afin que le centre ville
donne une apparence de propreté.
Ce n’est pas digne d’une communauté urbaine et d’une ville que d’agir ainsi.
On ne nous fera pas le coup “Ce
n’est pas moi c’est l’autre” quand on sait que le Vice-Président en
charge de la collecte à la CUB a été durant une longue période également
adjoint à la propreté à la ville de Bordeaux.
Outre le problème des commerçants, qui devrait être résolu prochainement
avec la mise en œuvre du bac individuel pour lequel nous nous sommes battus,
seule solution qui contraint les commerçants à s’abonner -et qu’un audit d’un
coût de 200 000 Frs avait confirmé-, il y a également la question du verre
brisé dans la ville qui est une préoccupation importante, tant sur le plan de
la propreté que de la sécurité, qui se pose à la ville de Bordeaux depuis une
certaine fête de la musique où vingt camions de poubelles ont vu leurs pneus
crever.
Dès que ce phénomène est apparu nous avons sensibilisé le maire à prendre un
certain nombre de dispositions qui n’ont rien de révolutionnaires et qui ont fait
leurs preuves ailleurs :
- l’interdiction de boire de l’alcool sur la voie publique sur tout l’hyper
centre, Victoire et Paludate,
- l’interdiction de boire dans des contenants en verre, ce qui autorise le
plastique et l’aluminium dans tout l’hyper centre, Victoire et Paludate,
- la fermeture des bars à 1 heure du matin,
- l’interdiction de vendre de l’alcool de 22 h à 6 heures du matin,
- mise en place une police municipale de nuit, ce qui implique une
augmentation sensible des effectifs, dont le coût sera assuré par l’augmentation
des recettes de stationnement
- avancement de l’heure d’ouverture du tramway les vendredis, samedis et dimanche à 4 h.
Sans que le maire de Bordeaux n’ait eu à intervenir, le Préfet, à notre
demande a pris la décision d’interdire la vente d’alcool dans les épiceries de
Gironde, mesure que le Parlement vient de prendre à l’Assemblée Nationale dans
le cadre de la loi de Roselyne Bachelot.
Quant aux autres mesures on les attend encore. Le Maire n’a pris l’ampleur du
phénomène. Qu’il se promène entre minuit et 4 heures du matin, dans St Piere,
La Victoire, et Paludate et il comprendra peut-être que la situation ne peut
pas durer.
Or ce n’est pas en agissant ainsi qu’on résout les problèmes. On
conforte les personnes inciviques dans leur incivisme, et on accroît la dépense
publique qui repose sur les contribuables non commerçants.
Le phénomène du “botellon” espagnol est bien connu. L’Espagne depuis
quelques années commence à le combattre, non pas en multipliant le nombre de
poubelles et leur volume, mais en interdisant tout simplement le
“botellon”.
Ce n’est pas parce qu’il y aura une multiplication des poubelles que l’on ne
cassera plus de bouteilles sur le sol.
Mais à Bordeaux on ne veut toujours pas traiter le problème de l’alcoolisme. Le
rapport avec l’alcool fort (alcool et pas vin) est particulier dans cette ville,
comme si la fête ne peut avoir lieu sans prise d’alcool. Il y a quelques jours
un jeune de 18 ans est mort aux bassins à flots. Le nombre de jeunes qui
meurent dans un accident de voiture lié à l’alcool est plus important en
Aquitaine qu’au plan national. Nombreux sont les exemples récents, il suffit de
lire Sud Ouest pour s’en rendre compte.
La police nationale, tant décriée à Bordeaux en ce moment, exerce pourtant,
avec ses maigres moyens un grand nombre de contrôles (automobilistes,
cyclistes, motocyclistes). Mais la Mairie de Bordeaux n’appuyant pas cette
politique, il est difficile à la police nationale d’aller plus loin. Or l’alcool,
et les statistiques le prouvent, ce sont des morts sur la route, des femmes
battues, des rixes… Mais qui s’en préoccupe à la Mairie de Bordeaux !
Alain JUPPE“ne veut pas d’une ville musée”, mais qui veut d’une
ville musée. En tout cas ce dont nous ne voulons pas c’est d’une ville poubelle,
or, c’est bien cette image que donne Bordeauxaujourd’hui. Il appartient au premier magistrat de cette ville, et à lui
seul, de changer l’image de la ville, qui si elle ne doit pas être endormie doit
être belle et attirante.
Ainsi la mairie de Bordeaux songe à installer le stationnement payant autour de la Gare St Jean jusqu’à Nansouty.
Objectivement l’idée est séduisante car à partir du moment où il y a “tension”, il convient d’instaurer le stationnement payant. Que ce soit autour de la Gare St Jean où à la Bastide, le long de l’avenue Thiers, sa mise en oeuvre est nécessaire.
Le but du stationnement payant est de permettre une rotation des véhicules, d’éviter que des véhicules vampirisent des places à la journée ou à la semaine, de permettre aux clients d’accéder aux commerces, et que les riverains puissent bénéficier d’un stationnement plus aisée avec une tarification à 1,50 euro la journée.
Mais une telle politique n’a d’intérêt que si l’on se donne les moyens de l’appliquer par une politique de verbalisation intensive.
L’étude stationnement-2008-270409.pdf que nous réalisons chaque année sur le stationnement à Bordeaux démontre que les recettes de stationnement représentent moins de 10 % des recettes potentielles.
On peut donc stationner à Bordeaux sans prendre de ticket horodateur car le risque de prendre un PV est presque nul (139 476 PV en 2007, 135 264 PV en 2008), sans se faire enlever son véhicule par la fourrière (11 061 fourrières en 2007, 10 151 en 2008).
On a donc du mal à comprendre la frénésie du Maire de Bordeaux de vouloir développer le stationnement payant si parallèlement elle n’engage pas, comme notre étude le démontre, 150 agents supplémentaires -dont le coût sera couvert par l’augmentation des recettes de stationnement- et si elle n’instaure pas une police municipale de nuit.
Le Maire de Bordeaux, qui a pourtant fait l’ENA, d’où sortent de brillants esprits, devrait le savoir. En 2007 et 2008, il nous avait donné raison. En 2009, perturbé sans doute par l’indigestion d’un mauvais thé ou café, il indique qu’il refuse qu’il y ait “un policier derrière chaque Bordelais” (il y avait pourtant 794 policiers pour l’aider à verbaliser un restaurateur rue de la Monnaie qui s’approprie depuis des années la totalité d’un trottoir), une ville “policière et sécuritaire comme Cannes”. Il serait temps qu’Alain JUPPE retourne à l’ENA pour un stage de remise à niveau afin qu’il retrouve un peu de cohérence dans sa politique de stationnement.
Oui il faut étendre, là où objectivement c’est nécessaire, le stationnement gênant, mais pour cela il faut augmenter les effectifs de la police municipale et ses plages d’intervention.
Quant à l’Association des Riverains créée autour d’une pétition qui a recueilli déjà plus 1 000 signatures (les trémies ont recueilli bien plus de signatures et elles sont toujours là bien que des engagements ont été pris pendant la campagne électorale !), elle ferait bien d’examiner la situation dans sa globalité. Elle constatera au final que le stationnement payant est le moyen de permettre aux riverains de mieux stationner pour un coût réduit.
Avoir un véhicule induit des coûts. Le stationnement payant en fait partie, au même titre que l’assurance, l’entretien…
Mais si nos riverains souhaitent continuer à stationner gratuitement nous leur conseillons de venir garer leur voiture en toute impunité Place de la Bourse. Selon qu’on est riche et puissant, etc…, etc…Qu’ils soient rassurés toutefois, car nous connaissons le Maire de Bordeaux, le stationnement payant sera mis en place pour la forme et les automobilistes inciviques ne seront jamais verbalisés. Alors si cela peut rassurer le Maire de Bordeaux, installons le stationnement payant afin de donner un semblant d’ordre dans cette ville, qui au lendemain de la victoire des Girondins a offert un si triste spectacle.
Pas moins de 794 policiers, le premier magistrat de la ville et le Président de la République pour verbaliser une terrasse illégale rue de la Monnaie.
C’est un geste fort qui nous va droit au coeur.
Mamans avec des poussettes, malvoyants, handicapés, piétons, sont heureux de constater, qu’à Bordeaux, le droit des piétons va être enfin respecté.
Selon des sources bien informées, un tel déploiement devrait avoir lieu à St Pierre pour mettre un terme aux terrasses illégales et aux tapages nocturnes. Les restaurants qui n’ont pas de terrasses respirent pour leurs emplois.
On n’en attendait pas moins du Président de la République et d’un ancien Premier Ministre.